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"Le petit Poucet les laissait crier, sachant bien par où il reviendrait à la maison, car en marchant il avait laissé tomber le long du chemin les petits cailloux blancs qu'il avait dans ses poches." Charles Perrault
Mardi 13 décembre 2011 2 13 /12 /Déc /2011 21:25

 

Le site de référence sur Enid Blyton, Paul-Jacques Bonzon & Anthony Buckeridge s'agrandit et change d'adresse.

 

c5 new logo livres denfants

 

Pour tous les amateurs de la bibliothèque rose et verte, du Club des Cinq, des Six Compagnons et de Bennett, il faut désormais se rendre à cette adresse:

 

link (http://serge.passions.perso.sfr.fr/livres_d_enfants.htm)

Par Corso - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 11 novembre 2011 5 11 /11 /Nov /2011 00:00

 

Poète au coeur astral, qui te mêles aux foules,

Qu'attends-tu d'un contact avec tes non-pareils?

Poète au coeur cyclone, au coeur géant qui roule,

De ton amour, tu veux créer l'homme-soleil?

 

Et ceux-là, qu'en fais-tu, millions, millions,

Ceux-là dont il faudrait changer la conscience:

Ouvrir cette poitrine où bas coeur de lion,

Et ce crâne où s'agite une froide démence?

 

Condensateur d'azur au chaud rayonnement,

Lève au ciel ton regard, prends la nuit aux étoiles,

Le flux de pureté, l'infini diamant:

Poète, voici Dieu, arrache-lui son voile!

 

Solitaire orgueilleux, les hommes sont tes frères,

Et la prison de chair enferme ton coeur pur:

Livre ton univers, donne leur ta lumière,

Peut-être verront-ils au travers, tout l'azur!

 

Publié dans "Le Sol Clair" n°2, le 1er Mai 1939


Par Corso - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : Livres épuisés
Jeudi 10 novembre 2011 4 10 /11 /Nov /2011 00:00

 

Je pourrais rouler si j'étais torrent,

Je pourrais monter si j'étais fumée,

Monter vers le ciel et dans la nuée...

J'irais à la mer, si j'étais torrent.

 

Je voyagerais si j'étais le vent,

De mes fiers sapins je ploierais la cime

Et je hurlerais aux sombres abîmes:

Je courberais tout, si j'étais le vent.

 

Je caresserais, si j'étais la brise

Et je baiserais des nuques d'enfants.

Je me griserais des cheveux bouffants,

Je serais très doux si j'étais la brise.

 

Je rafraîchirais si j'étais la pluie:

La terre qui brûle aurait ma fraîcheur,

Je me poserais sur des lèvres soeurs.

O j'embrasserais, si j'étais la pluie.

 

Je voudrais voler comme un papillon

Et je passerais ma vie éphémère

A baiser la bouche aux fleurs printanières:

J'ai le désir fou d'âtre papillon.

 

O, pour un matin, être la rosée

Sur l'herbe couchée et coeur contre coeur,

Monter au soleil brûlée de chaleur,

Amante de l'herbe, être la rosée!

 

Publié dans "Le Sol Clair" n°2, le 1er Mai 1939


Par Corso - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Publié dans : Livres épuisés
 
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