Mercredi 15 août 2007
Novembre 1995. Il règne sur la France comme un vent de révolte. Le « Premier Sinistre » de l’époque s’est mis la France à dos par son mépris et son
arrogance. La France est dans la rue et Grenoble la résistante n’est pas en reste. Quand la SNCF n’est pas en grève, c’est la SEMITAG ou les VFD. Mais on les comprend. A l’époque étudiant, je
décide avec Anne, une bonne amie, d’assister à la dernière séance du film de Ken Loach.
Il commence de nos jours à Liverpool. Un vieil homme meurt brusquement chez lui et, en rangeant ses affaires, sa petite découvre des lettres, des photos, un peu de
terre dans un foulard rouge. Tout un passé qu’elle ignorait. Flash-back. En 1936, son grand-père David, jeune militant communiste décide de partir en Espagne pour défendre la cause républicaine.
Il se joint à un groupe de miliciens du « POUM » qui combat les troupes fascistes du Général Franco. Là, il fait la connaissance de Bianca, une jeune révolutionnaire. Par lettres, il
relate les bouleversements de l’histoire dont il est le témoin à sa fiancée, restée en Angleterre…
Prix du Jury à Cannes en 1993 pour « Raining Stones », César du meilleur film étranger en 1996 pour « Land and Freedom », Prix
du scénario à Cannes en 2002 pour « Sweet Sixteen » et Palme d’Or à Cannes en 2006 pour « Le Vent se lève », Ken Loach (né en 1936) est un réalisateur
britannique engagé comme on en rencontre rarement. Fils d’un électricien, son regard est celui de l’individu anonyme jeté au milieu des bouleversements de la vie, qu’ils soient sociaux,
politiques ou historiques. Se définissant lui-même comme « le travailleur social du cinéma britannique » il préfère aux acteurs professionnels des inconnu(e)s qui ont vécu la
même expérience de la vie que ses personnages.
La guerre d’Espagne ne fut pas qu’une guerre civile ou une révolution communiste. Ce fut la répétition générale de la seconde guerre mondiale pour les forces de
l’Axe (Allemagne nazie et Italie fasciste) qui soutenaient la dictature militaire de Franco en armements. Comme durant la période de la Commune en 1871, de Vichy, de la Guerre d’Algérie,
l’attitude de la « Patrie des Droits de l’Homme » de l’époque ne fut pas irréprochable avec l’instauration de « camps de rétention » (joli euphémisme), notamment au
Vernet :
N’en déplaise à une botaniste amatrice, que je croisai en février 2005 au milieu d’un champ de croix, et qui philosophait sur les « bonnes » et les
« mauvaises racines », les miennes sont dauphinoises par ma mère, espagnoles par mon père. Je l’emm… et comme on disait en 1936 : « ¡ No pasaran ! ».

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