En partant d’Utah Beach, en suivant les bornes de la Voie de la Liberté 1944, on arrive à Sainte-Marie du Mont (Manche).
Le 31 août 1908, il y a bientôt 100 ans, y naissait Paul-Jacques Bonzon.
Il fut le créateur de la célèbre série jeunesse « Les Six Compagnons » dans la Bibliothèque Verte des éditions Hachette mais aussi de la série
« La Famille HLM » (Bibliothèque Rose), de « L’Eventail de Séville » (adapté à la télévision), de nombreux autres titres pour la jeunesse et de manuels de
lecture.
« Nul n’est prophète en son pays » dit le proverbe. Alors que cet auteur-instituteur vivra jusqu’à la fin de sa vie dans la Drôme où plusieurs écoles et
rues portent son nom, qu’un site Internet et un forum très actif lui sont consacrés,
Paul-Jacques Bonzon reste à Sainte-Marie du Mont comme le vitrail de son église : un témoignage lumineux du passé qu’il faut bien chercher pour le
trouver.
par Corso
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Au Mont Saint-Michel, la tête pleine de « La Promesse de l’ange », superbe roman de Frédéric Lenoir & Violette Cabesos, je m’attendais
à ressentir la même émotion qui m’avait étreint à la lecture de l’histoire d’amour de Roman le moine bâtisseur et de Moïra la descendante des Celtes.
Certes, ce Mont normand est bien une des merveilles de l’Occident qu’il faut avoir vue une fois dans sa vie mais chaque visiteur emporte avec lui une parcelle
de vibration, d’émotion et finit par déposséder le Mont de son âme.
Dans son très beau livre posthume « Laisse pleurer la pluie sur tes yeux » (publié en 1987 et épuisé), la regrettée Valérie Valère écrivait
déjà :
« Tu as choisi le Mont Saint-Michel mais ce n’était pas ses rues, ses boutiques, ses cloîtres et ses vitraux que tu désirais voir, non… A travers les
lieux, à travers les villes nous ne cherchons que les reflets de nos regards, que les gestes inconnus du corps de l’autre, que ses paroles irréelles et les images qui passent dans ses pensées… Ce
ne sont pas les choses qui nous font vivre, ce ne sont pas les pierres qui nous donnent l’amour dont l’appel résonne en nous comme un cri. Par-delà les monts, les tours, les chapelles et les
remparts se cachent les êtres, et c’est en eux que nous puisons l’or de la vie ».
Accroché au chœur de l’Abbaye, un bateau dans le ciel attirait mon attention. Depuis combien de temps était-il là et quelle était sa signification ? Au
vu des très nombreux et très respectueux touristes japonais qui viennent ici, je me suis demandé si les créateurs de la série télévisée San Ku Kaï ne s’en étaient pas inspirés dès 1978 pour créer
l’Azuris, le vaisseau spatial en forme de navire de la Princesse Eolia…Renseignements pris, l'Azuris fait allusion au bateau d'un groupe de divinités shintoïstes qui vogue dans l'univers pour
apporter le bonheur aux hommes.
par Corso
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Philip K. Dick a écrit avec « Le Maître du Haut-Château » une remarquable uchronie. Il imagine que les Alliés ont été vaincus par les
forces nazies en 1945. Avait-il eu connaissance de ce communiqué, de la main du Général Dwight D.Eisenhower, qui avait tout prévu en cas d’échec ?:
« Notre débarquement dans la région de Cherbourg et du Havre ne nous ayant pas permis de nous implanter durablement en territoire hostile, j’ai dû
prendre la décision d’ordonner la retraite des troupes engagées. Ma décision d’attaquer à cet endroit et à ce moment précis était soutenue par les meilleurs renseignements possibles. Les troupes,
l’aviation et la marine ont fait tout ce que la bravoure et le sens du devoir leur permettaient d’accomplir. Je suis la seule et unique personne qui puisse être blâmée ou incriminée pour cette
tentative malheureuse. J’en assume seul la responsabilité. »
Heureusement, parfois, la science-fiction n’anticipe pas l’avenir.
par Corso
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