Présentation

Recommander

Recherche

 

"Le petit Poucet les laissait crier, sachant bien par où il reviendrait à la maison, car en marchant il avait laissé tomber le long du chemin les petits cailloux blancs qu'il avait dans ses poches." Charles Perrault
Lundi 31 mars 2008

Publié en 1958, ce livre de Gilbert Cesbron (édition hors commerce réservée aux membres de la Guilde du Livre, Suisse) recueille sur 238 pages bon nombre d'aphorismes et pensées que n'aurait pas reniés Clemenceau.

"On s'aperçoit qu'on est devenu un spécialiste quand les choses dont on parle avec plaisir ennuient les autres".

"Tous ces gens qui n'ont pas de talent, que deviendraient-ils s'il n'existait pas tous ces gens qui n'ont pas de goût?"

"Vendre sa firme à une firme étrangère, et mourir pour la patrie sont pareillement dans la tradition bourgeoise française".

"La malédiction des Riches est qu'ils ne connaîtront jamais ce qui n'a pas de prix".

"OPERA et OUVRIER viennent du même mot".

"Dans les villes, les gens en une seconde se détestent, en une seconde l'oublient. Dans les campagnes, ils mettent dix ans à construire une belle haine qui ne s'effacera de toute leur vie".



Par Corso - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Publié dans : Livres épuisés
Mardi 11 décembre 2007



Voilà près de 30 ans que je connais Chantal. Nous avons passé de nombreux repas, fêtes et événements familiaux ensemble. C’est son frère, Claude, qui m’a donné des livres de la Bibliothèque Rose et Verte qui sont à l’origine de ma passion pour le Club des Cinq, le Clan des Sept ou encore les Six Compagnons.

 
Enfant, j’étais en admiration devant le jeu de solitaire réalisé en Lego qui était dans sa chambre. Il y avait aussi beaucoup de BD chez elle.
 
Enfant, je savais qu’elle était atteinte d’un cancer qui lui avait fait tomber tous ses cheveux et qu’elle cachait sous un foulard, de « corsaire » dans mon esprit.
 
Enfant, je ne l’ai jamais considérée comme malade, handicapée voire simplement « différente ».
 
Les années passent, les familles se recomposent, on grandit, on mûrit. Aujourd’hui, je peux dire que Chantal est différente. Oui, Chantal, avec son foulard, est une de ces femmes-corsaires qui s’est battue dignement contre la Confrérie du Crabe et qui l’a vaincu !
 
Bien sûr, quand on se bat contre un tel adversaire, il n’accepte pas facilement la défaite et se débrouille toujours pour vous faire attendre au coin d’une rue sombre par des confrères à lui pas très respectables. Après le cancer viendra la greffe du cœur…
 
Cette suite d’événements douloureux que raconte Chantal dans son récit « Accroche-toi !!! » n’est pas là pour faire pleurer dans les chaumières. Ce n’est pas son genre ! La joie de vivre incarnée, toujours volontaire et ne baissant jamais les bras.
 
Quand on emprunte, bien malgré soi, un tel chemin semé d’embûches, on se doit de témoigner de ce qu’on a vécu. Parce que ce chemin a valeur d’exemple pour ceux qui auraient tendance à se lamenter un peu trop sur leurs petites vies bien douillettes. Mais surtout parce que ce témoignage est un formidable message d’espoir pour ceux qui viennent juste de s’engager sur ce même chemin…
 
 
 
 
Ce livre est en vente sur Internet aux éditions Edilivre au prix de 14 euros (version papier) ou 4,90 euros (en téléchargement) :
http://www.edilivre.com/doc/3251
 

 

Par Corso - Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Publié dans : Livres disponibles en broché
Mardi 13 novembre 2007


Clé ou Clef [kle] : nom féminin de la fin du XIe siècle d’origine latine clavis (clé, loquet, barre), apparenté à clavus (cheville, clou) et à claudere (fermer).



Une clé sert à ouvrir ou fermer une serrure. Depuis 1932, celle-ci fermait la porte du poulailler de notre terrain de famille. Mon arrière-grand-père y enfermait ses poules pour la nuit contre les prédateurs de la campagne, qu’ils soient animaux ou humains. Les années passant, les poules ont fini au pot. Le poulailler est devenu un appentis où l’on entreposait les machines-outils à l’abri des voleurs. Accessoirement, on s’y changeait après le travail de la terre, s’abritait du soleil et buvait un coup frais. C’était du temps de mon grand-père et de ses deux frères. 

La clé était plus loin dans la cour, sous une tuile, là où on me l’avait toujours confié(e).
 
Une clé sert à maintenir. Au sommet du terrain, avec une vue imprenable sur la « cathédrale » et le massif de Chartreuse, le poulailler était la clé de voûte de notre famille, notre château à nous. On voyait de loin arriver les opportuns dont on pouvait se cacher, ensemble, en famille. 

Sa clé était plus loin dans la cour, sous une tuile, là où on me l’avait toujours confié(e).
 
En quatre ans, le terrain de jeux de mon enfance est devenu un lieu inculte, abandonné. 

Là où je courais dans l’herbe vont passer des bulldozers. 
Là où je mangeais des fraises chauffées par le soleil vont se couler des fondations. 
Là où je grattais la terre vont jaillir des maisons. 

Qu’importe ! "Il faut fouiller la terre pour accéder au ciel".
 
La clé de mes souvenirs est au fond de mon cœur et de ma tête, là où on ne peut pas me la prendre.
 
 
Par Corso - Voir les 1 commentaires - Publié dans : Généalogie
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus