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"Le petit Poucet les laissait crier, sachant bien par où il reviendrait à la maison, car en marchant il avait laissé tomber le long du chemin les petits cailloux blancs qu'il avait dans ses poches." Charles Perrault
Mardi 13 novembre 2007


Clé ou Clef [kle] : nom féminin de la fin du XIe siècle d’origine latine clavis (clé, loquet, barre), apparenté à clavus (cheville, clou) et à claudere (fermer).



Une clé sert à ouvrir ou fermer une serrure. Depuis 1932, celle-ci fermait la porte du poulailler de notre terrain de famille. Mon arrière-grand-père y enfermait ses poules pour la nuit contre les prédateurs de la campagne, qu’ils soient animaux ou humains. Les années passant, les poules ont fini au pot. Le poulailler est devenu un appentis où l’on entreposait les machines-outils à l’abri des voleurs. Accessoirement, on s’y changeait après le travail de la terre, s’abritait du soleil et buvait un coup frais. C’était du temps de mon grand-père et de ses deux frères. 

La clé était plus loin dans la cour, sous une tuile, là où on me l’avait toujours confié(e).
 
Une clé sert à maintenir. Au sommet du terrain, avec une vue imprenable sur la « cathédrale » et le massif de Chartreuse, le poulailler était la clé de voûte de notre famille, notre château à nous. On voyait de loin arriver les opportuns dont on pouvait se cacher, ensemble, en famille. 

Sa clé était plus loin dans la cour, sous une tuile, là où on me l’avait toujours confié(e).
 
En quatre ans, le terrain de jeux de mon enfance est devenu un lieu inculte, abandonné. 

Là où je courais dans l’herbe vont passer des bulldozers. 
Là où je mangeais des fraises chauffées par le soleil vont se couler des fondations. 
Là où je grattais la terre vont jaillir des maisons. 

Qu’importe ! "Il faut fouiller la terre pour accéder au ciel".
 
La clé de mes souvenirs est au fond de mon cœur et de ma tête, là où on ne peut pas me la prendre.
 
 
par Corso commentaires (1)    publié dans : Généalogie
Vendredi 2 novembre 2007


Depuis 1990 et ma première installation de stand sur le 2e (et dernier) Salon Européen de la Bande Dessinée de Grenoble, avec le fanzine Bedextra, c'est un émerveillement sans cesse renouvelé que de voir se monter et se démonter un stand. Comme un gigantesque jeu de Lego réservé aux privilégiés qui travaillent dessus.

Sur les photos ci-dessous, vous pouvez voir le montage du stand des éditions Gallimard sur les quatre jours précédant l'inauguration officielle. Une équipe d'une trentaine de personnes est mobilisée du matin au soir, sur les vestiges du Salon de l'Agriculture, pour offrir aux futurs visiteurs et clients la vitrine de l'intégralité les titres publiés au catalogue de l'éditeur. L'excellence.


Salondulivre-a.jpg


Les bibliothèques sont vides. Il faut mettre les taquets puis les étagères. Arrivent déjà les palettes de cartons de livres. On se demande si on va y arriver devant l'ampleur de la tâche. Le premier soir, on a mal au dos et on mouche de la poussière.


Salondulivre-c.jpg


Alignées comme cela les bibliothèques ressemblent à des buildings.


Salondulivre-b.jpg


Passent les heures, les jours et l'on peut fièrement admirer un mur complet de la collection Blanche où ne figure aucun bandeau rouge ni cellophane. Le Président de la République ou le Premier Ministre peut venir caresser le dos des livres.

Le Salon terminé, il ne faudra que 2 heures seulement à la même équipe pour tout démonter, en chantant!


par Corso ajouter un commentaire commentaires (7)    publié dans : Curiosités
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