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"Le petit Poucet les laissait crier, sachant bien par où il reviendrait à la maison, car en marchant il avait laissé tomber le long du chemin les petits cailloux blancs qu'il avait dans ses poches." Charles Perrault

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30 juillet 2007 1 30 /07 /juillet /2007 06:06
 Cesbron.jpg
« La banlieue se meurt, la banlieue est morte sous nos yeux. On ne parle plus guère d’elle qu’à la rubrique des faits divers ou dans les bilans des promoteurs (…) Des sentinelles de béton encercleront quelques « réserves » naturelles, les forêts de Compiègne, de Chantilly, de Fontainebleau, lesquelles serviront de dimanche mais aussi de décharge aux gens de la ville. Nos petits-enfants diront si j’ai tort » écrivait Gilbert Cesbron dans le texte liminaire de « La ville couronnée d’épines » en 1974.
 
Né le 13 janvier 1913 à Paris et décédé en août 1979, cet ancien élève de l’Ecole des Sciences Politiques a été l’écrivain le plus lu de sa génération, à l’instar de Guy des Cars ou de Bernard Clavel dont il était l’ami.
 
Poète, romancier, essayiste, auteur dramatique, ses romans sociaux se sont toujours attaqués à l’actualité : les prêtres ouvriers (Les saints vont en enfer, 1952), la jeunesse délinquante (Chiens perdus sans collier, 1954), l’euthanasie (Il est plus tard que tu ne le penses, 1958), la violence (Entre chiens et loups, 1962), la place de la femme dans la société (Une abeille contre la vitre, 1964), les enfants de divorcés (C’est Mozart qu’on assassine, 1966) ou encore la place des Africains dans la société française (Je suis mal dans ta peau, 1969).
 
Adapté plusieurs fois au cinéma, il était aussi devenu très célèbre avec sa pièce de théâtre « Il est minuit, docteur Schweitzer ».
 
Dans ce recueil de 15 nouvelles, Gilbert Cesbron s’attache à nous dépeindre avec tendresse des instants de la vie parfois douloureuse de ces banlieusards de toutes générations : Gérard prisonnier de son petit univers d’asphalte et de flippers qui, sur sa moto, se saoule de vitesse, Hervé le petit garçon de Fremigny qui fugue sur le chantier de l’autoroute en construction, la veuve Denis patronne de l’Escargot-d’Or, Maurice R. qui se trompe de gare de descente dans le brouillard et revit l'aventure du Grand Meaulnes ou encore les amoureux de l’hôpital de Garches.
 
« Adieu donc, enfants de mon cœur ! » concluait Gilbert Cesbron à la fin de ses romans, quittant à regret ses personnages. « Adieu donc, Gilbert Cesbron de mon cœur ! », ai-je envie de dire en hommage. Un jour viendra où tous tes livres seront enfin réédités en intégrale. Ce jour-là, les petits-enfants de tes premiers lecteurs découvriront comme tu savais sonder l’âme humaine et comme tu avais raison.
 
 

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commentaires

Guy-Noël 30/07/2007 17:32

Coucou Cedric.
J'allais dire une connerie, oui en fait j'allais dire c'est le seul que nous n'avons pas ; faut, on l'a ! Mais dans une édition si triste d'aspect qu'il reste ignoré dans la bibliothèque.
A vrai dire je crois que Serge et moi l'avons lu une fois, et je peux dire que je n'en garde pas le moindre souvenir.
Merci de nous y faire penser je vais me replonger dedans peut être y trouverais-je un trésor, quoique j'ai du mal avec les "Nouvelles " trop court pour que j'arrive à y être chez moi il me faut la durée d'un roman pour me sentir chez moi.