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"Le petit Poucet les laissait crier, sachant bien par où il reviendrait à la maison, car en marchant il avait laissé tomber le long du chemin les petits cailloux blancs qu'il avait dans ses poches." Charles Perrault

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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 09:00

 

Dedicace-Alfred.jpg


Celui qui ne s’appelait pas encore Alfred était venu au 2e Salon Européen de la BD de Grenoble et avait présenté ses planches au prozine « Bulles Dingues » qui me les avait transmises pour Bedextra. A 15 ans, il avait déjà un sacré coup de crayon et une production conséquente derrière lui.

 

Nous habitions à une trentaine de kilomètres l’un de l’autre. Je lui avais écrit et, un soir de mars 1991, je me revois encore tirer le vieux téléphone gris à cadran jusqu’à la table de la cuisine pour lui téléphoner. Ne vivant que pour notre passion de la BD, nous nous sommes tout de suite très bien entendu et sommes vite devenus inséparables. On se voyait plusieurs fois par semaine à Grenoble ou à Voiron, on s’écrivait et on se téléphonait longuement si bien que ses parents avaient été obligés d’installer le signal d’appel sur leur ligne pour recevoir leurs appels (pardon Serge et Christiane) !

 

Je travaillais déjà dans un magasin dont je m’occupais du rayon BD et lui était encore collégien. Il avait déjà ce potentiel et cette fougue auxquels j’ai toujours cru contre l’avis de certains « professionnels » de l’époque. Une de ses premières « commandes » fut un dessin pour illustrer les tarifs d’un présentoir de cartes postales. Le magasin a depuis fermé mais j’ai toujours gardé ce petit bout de carton…

 

Nous fréquentions assidûment les librairies BD, bouquinistes et brocantes de notre région à la recherche des trésors qui manquaient à nos collections. Quand la faim se faisait sentir, on s’arrêterait alors au Quick de la Place Grenette, décoré de reproductions BD, pour commander des Giants et discuter longuement et passionnément.

 

Entre deux rigolades, on parlait BD. Nous étions dans une quête d’assimilation du monde de la BD dans tout son ensemble. Notre regard critique ne s’arrêtait pas à décortiquer les albums publiés, scénario et dessin compris, mais à comprendre les écoles, les filiations et l’évolution du médium BD. On imaginait des concepts de construction, de narration et on se projetait souvent dans l’avenir. Publier chez Delcourt était déjà un de ses plus chers désirs. J’avais créé un personnage du nom d’Alfred J.Guers que j’animais dans de courtes nouvelles humoristiques sous le pseudonyme de Cibi. Ce prénom lui plaisait beaucoup. Ce n’est qu’en 2004 que j’ai découvert qu’inconsciemment j’avais utilisé le prénom de mon arrière-grand-père.

 

Je disais à Alfred qu’un jour j’écrirais sa biographie, promesse que je tiens aujourd’hui avec cette chronique nostalgique…

 

Parmi les nombreuses planches que nous avons créées ensemble, publiées ou non, je retiens surtout le personnage d’Yvand (dont le nom est la contraction de YVes ChalAND) où Alfred pouvait exprimer sa sensibilité, dans des strips entre rire et larmes.

 

C'est en 1995, dans le n°7 du fanzine BOF?!, qu'il signa pour la première fois du nom d'Alfred une BD de 22 planches sur un de mes scénarios, PCV pour l'enfer.

 

PCV.jpg

 

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