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"Le petit Poucet les laissait crier, sachant bien par où il reviendrait à la maison, car en marchant il avait laissé tomber le long du chemin les petits cailloux blancs qu'il avait dans ses poches." Charles Perrault

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 18:06

 

 

« Les vers du poète offrent aux hommes

 les significations qui leur plaisent. »

 (R.TAGORE)

 

 

 

        La clarté lunaire

        De l’écran,

Blafardement éclaire

Deux grands tabliers blancs.

 

Et le métal, les électrons

Qui dansent une sarabande,

Pour que les malades attendent

Leur fredonnent une chanson.

 

Les rayons traversent les corps,

Traduisent sur un simple verre…

La science de l’homme éclaire

En image les désaccords…

 

Si vous pouviez voir en mon cœur :

Cime, abîme, ruisseaux de pleurs,

Ses océans et ses pirogues !

O vous, les savants radiologues…

 

 

Saint-Jean-d’Aulph, 30-12-1938.

 

Poème extrait de "Chacun sa croix", 1940.

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 09:25

 

Ce matin j'ai cueilli, dans la douce rosée

La pervenche d'azur en un coin d'ombre frais:

J'ai cru que ton regard, quand ma main s'est posée

- Regard limpide en l'herbe humide - m'appelait.

 

Et je suis revenu portant dans ce bouquet

Tes yeux adolescents, cette fleur de toi-même

Qui reflète un troublant infini, et que j'aime...

Ô les cieux, le printemps, des yeux dans un bouquet!

 

J'ai placé dans un vase, auprès de ton portrait

La pervenche d'azur qui te donnait sa vie,

Et le bleu de la fleur, à la photographie

Passa : ton regard cher lentement s'éclairait...

 

Aujourd'hui je t'attends: et j'ai le tendre espoir

Que tu viendras enfin et que je pourrai voir

Plus profond, plus subtil, plus beau que la pervenche,

Ton regard doux et bleu, où ton âme se penche.

 

 

St-Jean d'Aulph, 21 avril 1939.

 

Poème extrait de "La Chanson simple", Le Sol Clair éditeur, 1946.

 

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 09:33

 

A ma Mère.

 

 

Coucou

si doux

qui nous

dis tout

 

Ton chant

aux champs

longtemps

roulant

 

Comme une

perle, une

des dunes

de lune

 

La même

qui sème

un thème

qu'on aime;

 

Coucou

dessous

si blonds

bourgeons,

 

Coucou

très doux:

dis nous,

dis tout!

 

 

Ste-Feyre, 23 avril 1940

 

Poème extrait de "La Chanson simple", Le Sol Clair éditeur, 1946.

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 19:41

Ces êtres pleins de santé,

(Ceux-là qui passent sac au dos,

Qui marchent à pied, chantant,

Qui se reposent dans la paille).

 

Il faut que j'emplisse mon coeur

De tout leur jeune enthousiasme,

Il faut que j'emplisse mon âme

De leurs beaux francs regards sans peur.

 

Il faut que j'emplisse mes mains

De la chaude étreinte des leurs,

Il faut que j'emplisse mes yeux

De leurs visages sans fêlure.

 

Il faut que j'emplisse mes mains,

Mes yeux, et mon coeur et mon âme

Pour peupler tous les lendemains

Et toutes les nuits sans sommeil.

 

Montbrun, 23 Octobre 1940

(L'Accès au Temple)

 

Poème extrait de "Florilège Poétique Paul Bulliard", L'Amitié par le Livre, 1943.

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 08:00

 

Saint Calais

 

Photographie : Allegret (2009)

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 08:00

"La nuit s'est presque tout écoulée en vain à l'attendre." (R.TAGORE)

 

J'entends des pas dans le couloir

Et j'attends qu'on frappe à ma porte.

Pour ne pas encor décevoir,

Toi qui passes, ouvre ma porte!

 

 

Ferme bien l'huis derrière toi

Si tu veux m'aimer tout, mon âme;

Comme il fait nuit... approche-toi.

Es-tu l'ami, es-tu la femme?

 

Hélas, personne n'est entré...

Je sens d'invisibles présences

Qui n'oseront jamais entrer,

Franchir ma porte d'espérance.

 

Tout près de moi dans le couloir

Je les entends parler affaires

Qu'est-ce que cela peut me faire?

Ils n'ont su que me décevoir.

 

Mon Dieu, j'entends l'heure qui sonne :

Ne viendra-t-il vraiment personne?

 

 

Saint-Jean-d'Aulph, 7-2-1939.

 

Poème extrait de "Chacun sa croix", 1940.

 

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 14:54

 

Dans mon paquet de cigarettes de luxe

il a plongé ses doigts rugueux et noirs

de charbon de bois.

 

Les deux gros doigts ne pouvaient saisir,

habitués à rouler du tabac gris

et à travailler avec les autres doigts.

 

J'aurais voulu qu'il noircisse

tous les bouts blancs de cigarettes

et la blondeur de ce tabac bourgeois.

 

J'ai allumé ma cigarette chère

à son vieux briquet de cuivre

dont le pouce énorme de l'homme

tournait si bien la molette noircie

qu'on les aurait dit frère et soeur.

 

 

Le Bas-Thé, 12 avril 1939.


Poème extrait de "La Chanson simple", Le Sol Clair éditeur, juin 1946.

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 08:00

 

Or, le sang chaud coulait du flanc ouvert de l'homme,

Du flanc où le métal brillant des bistouris

Coupèrent l'os en l'opération qu'on nomme

La thoracoplastie, faite pour qu'il guérît.


Or, le sang chaud coulait , le sang de vie vermeil

Depuis douze longs jours et douze nuits obscures

Au long desquelles l'homme, -ô loin des calmes cures!-

Angoissé ne pouvait retrouver le sommeil.

 

Or le sang coulait rouge à son flanc lourd, sanglant,

Et la neige au dehors tombait comme un suaire

Dont la continuité, le silence obsédant

Des flocons blancs et purs faisaient lourds son calvaire.

 

Et dans un même rythme obstiné, solennel,

Une source de vie et l'autre de silence,

Une source d'angoisse, une d'indifférence,

D'un même battement fatal et éternel!

 

Et la bise au dehors, et le froid et le gel,

Communications sont presqu'interrompues,

Canalisations électriques rompues

Font du sanatorium un pathétique appel.

 

Cependant, calme et sûr de sa science habile

Et tout d'hygiène vêtu, le médecin

L'homme au blanc tablier, le visage serein

Gravement a lutté contre la mort hostile.

 

Les accumulateurs précieux ont donné

En nappe de clarté la magique lumière.

Bientôt l'Espoir renaît, la Vie peut entonner

Son hymne magnifique et sa victoire fière.

 

St-Jean d'Aulph, 23-12-1938.

 

Poème extrait de "La Chanson simple", Le Sol Clair éditeur, juin 1946.

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 09:00

 

Lapalisse-Antiquites.JPG

 

Photographie 2009

 


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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 00:00

 

Cette photo, prise en juillet 2009 par Stéphanie, a été publiée dans le n°70 de Pays de Normandie (Automne 2010). Capturée par un appareil photo numérique, elle n'a pas été retouchée.

 

075.JPG

 

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