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"Le petit Poucet les laissait crier, sachant bien par où il reviendrait à la maison, car en marchant il avait laissé tomber le long du chemin les petits cailloux blancs qu'il avait dans ses poches." Charles Perrault

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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 14:08



"On ne passe pas à Cherbourg, on va à Cherbourg".

C'est ce que m'ont dit si justement mes amis Serge et Guy-Noël à qui j'ai rendu visite en ce début du mois de juillet.

Pour notre plus grand plaisir, nous avons arpenté les terres si variées du Cotentin.

Ce fut l'occasion de découvrir de nombreux châteaux, musées et paysages sauvages, rythmés par des souvenirs de lectures et des photos.

Le hasard et mon inexpérience photographique m'ont amené à prendre un cliché presque artistique qui résume ce que je ressentais : un cordon multicolore sur fond de mer symbolisant pour moi les liens qui unissent les gens par-delà les distances.



"La beauté est dans l'oeil de celui qui regarde" disait Blaise Cendrars.

Je vous invite donc à regarder le monde qui nous entoure à travers les yeux de Serge et de son frère Guy-Noël:

http://passionsdeserge.over-blog.com/

http://passe.temps.de.guy.noel.over-blog.com/

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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 18:22

Publié en 1958, ce livre de Gilbert Cesbron (édition hors commerce réservée aux membres de la Guilde du Livre, Suisse) recueille sur 238 pages bon nombre d'aphorismes et pensées que n'aurait pas reniés Clemenceau.

"On s'aperçoit qu'on est devenu un spécialiste quand les choses dont on parle avec plaisir ennuient les autres".

"Tous ces gens qui n'ont pas de talent, que deviendraient-ils s'il n'existait pas tous ces gens qui n'ont pas de goût?"

"Vendre sa firme à une firme étrangère, et mourir pour la patrie sont pareillement dans la tradition bourgeoise française".

"La malédiction des Riches est qu'ils ne connaîtront jamais ce qui n'a pas de prix".

"OPERA et OUVRIER viennent du même mot".

"Dans les villes, les gens en une seconde se détestent, en une seconde l'oublient. Dans les campagnes, ils mettent dix ans à construire une belle haine qui ne s'effacera de toute leur vie".



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11 décembre 2007 2 11 /12 /décembre /2007 20:57



Voilà près de 30 ans que je connais Chantal. Nous avons passé de nombreux repas, fêtes et événements familiaux ensemble. C’est son frère, Claude, qui m’a donné des livres de la Bibliothèque Rose et Verte qui sont à l’origine de ma passion pour le Club des Cinq, le Clan des Sept ou encore les Six Compagnons.

 
Enfant, j’étais en admiration devant le jeu de solitaire réalisé en Lego qui était dans sa chambre. Il y avait aussi beaucoup de BD chez elle.
 
Enfant, je savais qu’elle était atteinte d’un cancer qui lui avait fait tomber tous ses cheveux et qu’elle cachait sous un foulard, de « corsaire » dans mon esprit.
 
Enfant, je ne l’ai jamais considérée comme malade, handicapée voire simplement « différente ».
 
Les années passent, les familles se recomposent, on grandit, on mûrit. Aujourd’hui, je peux dire que Chantal est différente. Oui, Chantal, avec son foulard, est une de ces femmes-corsaires qui s’est battue dignement contre la Confrérie du Crabe et qui l’a vaincu !
 
Bien sûr, quand on se bat contre un tel adversaire, il n’accepte pas facilement la défaite et se débrouille toujours pour vous faire attendre au coin d’une rue sombre par des confrères à lui pas très respectables. Après le cancer viendra la greffe du cœur…
 
Cette suite d’événements douloureux que raconte Chantal dans son récit « Accroche-toi !!! » n’est pas là pour faire pleurer dans les chaumières. Ce n’est pas son genre ! La joie de vivre incarnée, toujours volontaire et ne baissant jamais les bras.
 
Quand on emprunte, bien malgré soi, un tel chemin semé d’embûches, on se doit de témoigner de ce qu’on a vécu. Parce que ce chemin a valeur d’exemple pour ceux qui auraient tendance à se lamenter un peu trop sur leurs petites vies bien douillettes. Mais surtout parce que ce témoignage est un formidable message d’espoir pour ceux qui viennent juste de s’engager sur ce même chemin…
 
 
 
 
Ce livre est en vente sur Internet aux éditions Edilivre au prix de 14 euros (version papier) ou 4,90 euros (en téléchargement) :
http://www.edilivre.com/doc/3251
 

 

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13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 19:56


Clé ou Clef [kle] : nom féminin de la fin du XIe siècle d’origine latine clavis (clé, loquet, barre), apparenté à clavus (cheville, clou) et à claudere (fermer).



Une clé sert à ouvrir ou fermer une serrure. Depuis 1932, celle-ci fermait la porte du poulailler de notre terrain de famille. Mon arrière-grand-père y enfermait ses poules pour la nuit contre les prédateurs de la campagne, qu’ils soient animaux ou humains. Les années passant, les poules ont fini au pot. Le poulailler est devenu un appentis où l’on entreposait les machines-outils à l’abri des voleurs. Accessoirement, on s’y changeait après le travail de la terre, s’abritait du soleil et buvait un coup frais. C’était du temps de mon grand-père et de ses deux frères. 

La clé était plus loin dans la cour, sous une tuile, là où on me l’avait toujours confié(e).
 
Une clé sert à maintenir. Au sommet du terrain, avec une vue imprenable sur la « cathédrale » et le massif de Chartreuse, le poulailler était la clé de voûte de notre famille, notre château à nous. On voyait de loin arriver les opportuns dont on pouvait se cacher, ensemble, en famille. 

Sa clé était plus loin dans la cour, sous une tuile, là où on me l’avait toujours confié(e).
 
En quatre ans, le terrain de jeux de mon enfance est devenu un lieu inculte, abandonné. 

Là où je courais dans l’herbe vont passer des bulldozers. 
Là où je mangeais des fraises chauffées par le soleil vont se couler des fondations. 
Là où je grattais la terre vont jaillir des maisons. 

Qu’importe ! "Il faut fouiller la terre pour accéder au ciel".
 
La clé de mes souvenirs est au fond de mon cœur et de ma tête, là où on ne peut pas me la prendre.
 
 
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2 novembre 2007 5 02 /11 /novembre /2007 17:51


Depuis 1990 et ma première installation de stand sur le 2e (et dernier) Salon Européen de la Bande Dessinée de Grenoble, avec le fanzine Bedextra, c'est un émerveillement sans cesse renouvelé que de voir se monter et se démonter un stand. Comme un gigantesque jeu de Lego réservé aux privilégiés qui travaillent dessus.

Sur les photos ci-dessous, vous pouvez voir le montage du stand des éditions Gallimard sur les quatre jours précédant l'inauguration officielle. Une équipe d'une trentaine de personnes est mobilisée du matin au soir, sur les vestiges du Salon de l'Agriculture, pour offrir aux futurs visiteurs et clients la vitrine de l'intégralité les titres publiés au catalogue de l'éditeur. L'excellence.


Salondulivre-a.jpg


Les bibliothèques sont vides. Il faut mettre les taquets puis les étagères. Arrivent déjà les palettes de cartons de livres. On se demande si on va y arriver devant l'ampleur de la tâche. Le premier soir, on a mal au dos et on mouche de la poussière.


Salondulivre-c.jpg


Alignées comme cela les bibliothèques ressemblent à des buildings.


Salondulivre-b.jpg


Passent les heures, les jours et l'on peut fièrement admirer un mur complet de la collection Blanche où ne figure aucun bandeau rouge ni cellophane. Le Président de la République ou le Premier Ministre peut venir caresser le dos des livres.

Le Salon terminé, il ne faudra que 2 heures seulement à la même équipe pour tout démonter, en chantant!


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2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 20:20


A l'heure où sort en DVD le très beau film hommage d'Olivier Dahan, "La Môme", avec une Marion Cotillard qui mérite un César pour son interprétation / imprégnation du rôle d'Edith Piaf, j'avais envie de rendre un hommage à cette petite femme si grande par le talent et la générosité.

Au début des années 50, ma grand-mère était pensionnaire au préventorium de Seyssuel, près de Vienne dans l'Isère.

Edith Piaf était venue donner un récital gratuit aux jeunes filles de l'établissement. On la voit ici, à la fin du récital, accompagnée du directeur du préventorium, Monsieur Meyer. Au fond à droite, derrière la voiture, sans doûte son chauffeur.

Que nous étions loin alors du "charity business" d'aujourd'hui! Restent pour ma grand-mère le souvenir de ce jour et cette photo dentelée de 7 cm sur 9cm qu'elle conserve précieusement.

 

Photographie (D.R.) issue de ma collection personnelle.

Ne peut être reproduite sans mon autorisation exclusive et expresse.

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25 septembre 2007 2 25 /09 /septembre /2007 22:57


La lecture du n°23 de mars 1938 de la brochure "Bibliothèque de Travail", sous la direction d'Alfred Carlier nous apprend des choses très intéressantes sur le métier de libraire:

Au XVIIe siècle, comme aux siècles précédents, les libraires, assimilés aux éditeurs actuels, forment, avec les imprimeurs et les relieurs, une seule et même corporation, sous le patronage de Saint-Jean-Porte-Latine.
 
Cependant, les libraires possèdent des statuts corporatifs spéciaux, réunis et publiés en 1678. Il faut accomplir un apprentissage de cinq ans et payer la somme de vingt-quatre livres pour être reçu libraire, ce qui ne peut se faire avant l’âge de vingt ans révolus. Toutefois, si le récipiendaire est le gendre d’un libraire ou d’un imprimeur en exercice, il est exonéré du paiement des vingt-quatre livres.
 
La mise en vente d’un livre non privilégié, c’est-à-dire non examiné par les autorités de l’Université, entraîne la confiscation de l’édition et une amende de 3000 livres. Le libraire ne peut être en même temps imprimeur, tandis que l’imprimeur a le droit d’être son propre libraire. Les privilèges sont les mêmes pour les deux corps de métier. En qualité de suppôt de l’Université, le port de l’épée leur est autorisé.
 

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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 11:31



Paul-Jacques Bonzon, créateur de la célèbre série jeunesse "Les Six Compagnons" dans la Bibliothèque Verte Hachette, fut aussi dessinateur.

Voici une des cartes postales qu'il a réalisées sur le thème des Sports d'Hiver. Intitulée "Le Skijoering", elle a été commercialisée avant le 1er février 1937 (date d'oblitération au verso).

Mon ami Serge, auteur de l'incontournable site serge.passions, consacre une page à ces découvertes à cette adresse :

http://perso.orange.fr/serge.passions/bonzon_dessinateur.htm

Cette carte a été découverte en Savoie, à Arvillard, dans un vide-grenier.


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31 août 2007 5 31 /08 /août /2007 20:34

Avant 1972, les livres n'avaient pas d'ISBN (International Standard Book Number, Numéro International Normalisé du Livre en bon français) et encore moins de code à barres, appelé aussi CAB.

L'EAN (European Article Numbering) est une norme qui sert à une identification univoque d'objets et qui comporte toujours 13 chiffres.

L'ISBN est composé de 5 groupes de chiffres séparés par des tirets.

Le premier groupe commence toujours par 978 (codification du livre dans la norme EAN).

Le deuxième groupe indique la langue : 2 pour les textes francophones.

Le troisième groupe correspond à l'identification de l'éditeur : 7268 pour les éditions E.T.A.I.

Le quatrième groupe indique le numéro d'ordre du livre chez l'éditeur : 8475 par exemple

Le dernier groupe est toujours un chiffre unitaire ou un X (valeur 10) qui correspond à un code clé de vérification basé sur les précédents chiffres. 

Avec cet exemple, je viens de vous décrire l'ISBN de "Berliet T100 histoire d'un mythe" publié aux éditions E.T.A.I.

Un livre, un seul ISBN et un seul code à barres. Finalement, c'est simple, comme votre numéro de Sécurité Sociale! Quoi que, la Sécurité Sociale a plus de chances de disparaître que les codes à barres!!!





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28 août 2007 2 28 /08 /août /2007 22:32

Les livres ont les mêmes ennemis que les hommes : le feu, l'humidité, les bêtes, le temps et leur propre contenu.


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Published by Corso - dans Citations
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