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"Le petit Poucet les laissait crier, sachant bien par où il reviendrait à la maison, car en marchant il avait laissé tomber le long du chemin les petits cailloux blancs qu'il avait dans ses poches." Charles Perrault

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 08:00

 

L'été est la saison des travaux dans les grandes villes. On creuse des tranchées, on refait les routes... A Grenoble, dans le quartier Beauvert, on détruit le groupe scolaire du même nom. Cette vision n'est pas sans rappeler celle du 11 septembre 2001.

 

Beauvert détruit

 

Depuis l'avenue Léon Blum, je regardais souvent une plaque commémorative en l'honneur de ses résistants et déportés. Dévoilée le 22 août 1961, il y a 50 ans, je ne sais pas si l'on a pensé à la préserver.

 

Avant qu'il ne soit trop tard, et pour continuer le devoir de mémoire, j'ai décidé de la prendre en photo.

 

Beauvert-sauve.JPG

 

René Thomas, Pierre Rodriguez, Pierre Navarre, Roger Carrajat, Georges Maestesko, Frédéric Suter et Charles Rey méritent bien notre respect.


 


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19 juillet 2008 6 19 /07 /juillet /2008 10:00

 

Quand vous descendrez la Nationale 86, prenez le temps de vous arrêter en Ardèche à Rochemaure (« Roche Noire » en bas latin), une petite cité située sur la rive droite du Rhône en face de Montélimar et à 5 km au nord du Teil.




 

Planté au sommet d’une cheminée volcanique, son château du XIIe siècle se visite encore, bien qu’en ruines. Pour découvrir une vue superbe sur la vallée du Rhône, partez du village en empruntant la route qui serpente au milieu des remparts. Si vous avez de bonnes chaussures, vous pouvez prendre les chemins de traverse qui coupent d’un lacet à un autre.

      

 


 

Chaque été se tient dans la cour du château un spectacle costumé qui vaut le détour. C’est un vrai plaisir d’emprunter cette route à pied et d’être accueilli, à la tombée de la nuit, par des comédiens costumés sortis d’une autre époque. En haut, le vent souffle fort et le fond de l’air est frais. Pour redescendre, il vaut mieux avoir sur soi une bonne lampe de poche car vous ne pourrez compter que sur les phares des voitures qui descendent et les cailloux sont parfois dangereux pour le marcheur.


 



A Rochemaure, vous pourrez aussi visiter la chapelle Notre Dame des Anges, de style gothique provençal, découvrir une borne militaire romaine et un carré magique.

 

S A T O R

A R E P O

T E N E T

O P E R A

R O T A S

 

Il a la particularité de se lire dans tous les sens en retrouvant toujours les cinq mêmes mots : SATOR – AREPO – TENET – OPERA – ROTAS. Trois types d’explications sont envisageables : l’explication chrétienne, ésotérique ou encore celle d’un simple jeu d’esprit.

 

Avant de reprendre la route, allez faire un tour du côté du vieux pont suspendu en fil de fer sur le Rhône. On ne l’emprunte plus depuis qu’en 1968 un camion chargé de 35 tonnes de ciment a traversé son tablier.

 

Et si vous croisez un ancien dans la région, demandez-lui qu’il vous parle de l’Eau de Rochemaure connue depuis les romains jusqu’en 1986 où un concurrent la racheta… pour fermer l’usine et récupérer des parts de marché.

 

 

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28 juillet 2007 6 28 /07 /juillet /2007 06:06
Les 14 et 15 juillet 2007 se tenait à Saint-Vaast-La-Hougue (Manche) le 6e festival (gratuit) du livre de mer et d’aventure.
 
L’année des commémorations du tricentenaire de la mort de Vauban et de la perspective d’une inscription au patrimoine mondial des vestiges de La Hougue et de l’Île de Tatihou, cette manifestation ne pouvait que se tenir au Fort de La Hougue, site de la Marine Nationale, exceptionnellement ouvert au public.
 
C'est dans ce port, très fréquenté par les estivants, que Paul-Jacques Bonzon a situé l’intrigue des "Six Compagnons et la bouteille à la mer ".

 
En empruntant la digue, il fallait moins d’un quart d’heure à pied pour atteindre le Fort. Dans son enceinte, sous des tentes blanches, une cinquantaine d’auteurs étaient présents pour dédicacer leurs ouvrages. On pouvait y rencontrer, entre autres, Arnaud d’Aunay (descendant direct de Vauban et peintre-écrivain), Chantal Desbordes (premier officier féminin de la Marine Nationale Contre-Amiral en 2002), Jean-Marie France (chef-mécanicien durant 33 ans sur la Calypso du Commandant Cousteau), Yves Jacob (auteur d’une biographie de Mandrin, épuisée), Guillaume de Monfreid (petit-fils d’Henry de Monfreid) et Jocelyne de Pass (collaboratrice du Commandant Cousteau pendant vingt ans, auteur d’une autobiographie romancée de la Calypso).
 
Malgré la chaleur qui commençait à se faire lourde sous les tentes, l’ambiance était très détendue et l’on pouvait facilement consulter les livres et discuter avec leurs auteurs. Un bureau postal interarmées avait été ouvert par la Marine pour délivrer uniquement pendant ces 2 jours un timbre à date illustré spécifique au festival et à la commémoration des inspections de Vauban en Cotentin. L’événement est plutôt rare pour le signaler aux philatélistes.
 
A la fin du week-end, le festival avait dépassé les 3000 visiteurs.
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27 juillet 2007 5 27 /07 /juillet /2007 11:00

A quelques centaines de mètres des rues étroites d’Omonville-La-Petite (Manche), au creux des vallées, se niche, au Hameau Fleury, l’église du XIIIe siècle dédiée à Saint-Martin.
 
Son petit cimetière attenant abrite la tombe du poète Jacques Prévert (1900-1977) qui a habité cette commune durant les dernières années de sa vie.
 
En cette trentième année de sa disparition, nombreux sont les lecteurs anonymes qui viennent lui rendre un hommage silencieux et respectueux en déposant sur sa tombe des coquillages et des petits cailloux de couleurs.
 
Il repose là auprès de sa femme, sa fille et de son ami décorateur de films Alexandre Trauner.

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26 juillet 2007 4 26 /07 /juillet /2007 06:06
 
 
En partant d’Utah Beach, en suivant les bornes de la Voie de la Liberté 1944, on arrive à Sainte-Marie du Mont (Manche).
 
Le 31 août 1908, il y a bientôt 100 ans, y naissait Paul-Jacques Bonzon.
 
Il fut le créateur de la célèbre série jeunesse « Les Six Compagnons » dans la Bibliothèque Verte des éditions Hachette mais aussi de la série « La Famille HLM » (Bibliothèque Rose), de « L’Eventail de Séville » (adapté à la télévision), de nombreux autres titres pour la jeunesse et de manuels de lecture.
 
« Nul n’est prophète en son pays » dit le proverbe. Alors que cet auteur-instituteur vivra jusqu’à la fin de sa vie dans la Drôme où plusieurs écoles et rues portent son nom, qu’un site Internet et un forum très actif lui sont consacrés,
 
Paul-Jacques Bonzon reste à Sainte-Marie du Mont comme le vitrail de son église : un témoignage lumineux du passé qu’il faut bien chercher pour le trouver.

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25 juillet 2007 3 25 /07 /juillet /2007 00:21
 
 
Au Mont Saint-Michel, la tête pleine de « La Promesse de l’ange », superbe roman de Frédéric Lenoir & Violette Cabesos, je m’attendais à ressentir la même émotion qui m’avait étreint à la lecture de l’histoire d’amour de Roman le moine bâtisseur et de Moïra la descendante des Celtes.
 
Certes, ce Mont normand est bien une des merveilles de l’Occident qu’il faut avoir vue une fois dans sa vie mais chaque visiteur emporte avec lui une parcelle de vibration, d’émotion et finit par déposséder le Mont de son âme.
 
Dans son très beau livre posthume « Laisse pleurer la pluie sur tes yeux » (publié en 1987 et épuisé), la regrettée Valérie Valère écrivait déjà : 
 
« Tu as choisi le Mont Saint-Michel mais ce n’était pas ses rues, ses boutiques, ses cloîtres et ses vitraux que tu désirais voir, non… A travers les lieux, à travers les villes nous ne cherchons que les reflets de nos regards, que les gestes inconnus du corps de l’autre, que ses paroles irréelles et les images qui passent dans ses pensées… Ce ne sont pas les choses qui nous font vivre, ce ne sont pas les pierres qui nous donnent l’amour dont l’appel résonne en nous comme un cri. Par-delà les monts, les tours, les chapelles et les remparts se cachent les êtres, et c’est en eux que nous puisons l’or de la vie ».

Montsaintmicheljuillet2007.jpg
 
Accroché au chœur de l’Abbaye, un bateau dans le ciel attirait mon attention. Depuis combien de temps était-il là et quelle était sa signification ? Au vu des très nombreux et très respectueux touristes japonais qui viennent ici, je me suis demandé si les créateurs de la série télévisée San Ku Kaï ne s’en étaient pas inspirés dès 1978 pour créer l’Azuris, le vaisseau spatial en forme de navire de la Princesse Eolia…Renseignements pris, l'Azuris fait allusion au bateau d'un groupe de divinités shintoïstes qui vogue dans l'univers pour apporter le bonheur aux hommes.

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23 juillet 2007 1 23 /07 /juillet /2007 17:08

Dans l’Allier, au cœur du Pays de Tronçais, entre Moulins et Montluçon, l’amateur de littérature trouvera paysages et maisons d’écrivains qui feront son bonheur.
 
Outre le Musée-Ecole (de la fin du XIXe siècle) du Grand Meaulnes d’Alain-Fournier à Epineuil le Fleuriel, le Musée Emile Guillaumin à Ygrande au cœur du Bocage Bourbonnais, il faut à tout prix s’arrêter à Cérilly au n°5 de la rue Charles-Louis Philippe.
 
A quelques pas de la mairie, en direction de la gendarmerie, on découvre une petite maison qui, de l’extérieur, ne paye pas de mine, comme encastrée, compressée entre les autres bâtisses. Un simple frontispice en pierre précise « Maison Natale de CHARLES LOUIS PHILIPPE ECRIVAIN 1874-1909 ». 

 
Une fois les quelques marches du perron gravies, vous entrez dans un lieu où l’expression « maison natale » prend tout son sens, tant ce petit musée est riche de souvenirs exposés. Du vieil escalier en bois, en passant par la chambre avec son ancien carrelage, son mobilier et la fenêtre donnant sur la petite cour, l’atelier de sabotier de son père, tous les objets personnels de l’écrivain côtoient les manuscrits. De nombreux panneaux muraux, très détaillés, racontent l’enfance de Charles-Louis Philippe à Cérilly à partir de photos originales, de souvenirs de famille, cahiers d’écolier, diplômes, bulletins scolaires, photos de classe, tableaux, eaux-fortes d’André Dunoyer de Segonzac, lettres d’écrivains et objets du quotidien.

 
Mais qui était Charles-Louis Philippe ? Un aristocrate ? Un bourgeois ? Sans l’ouvrage de Michel Ragon, « Histoire de la littérature prolétarienne », je ne l’aurais jamais découvert malgré mes études dites « littéraires », mes professeurs tant agrégés et mon métier de libraire.
 
Fils d’un sabotier et d’une journalière, il naît à Cérilly sous le nom de Louis Philippe. A 7 ans, il est atteint d’une ostéite maxillaire mal diagnostiquée qui lui laissera une cicatrice et le blessera dans ses chairs et son âme. De petite taille, il n’est pas moins un enfant enjoué et précoce. Boursier au Lycée de Montluçon, il prépare le bac moderne scientifique, passe en maths spéciales au Lycée de Moulins pour préparer Polytechnique. A 19 ans, il découvre la poésie moderne avec Marcel Ray. Après ses échecs successifs à Polytechnique et Centrale, il compose des poèmes et écrit à Mallarmé et René Ghil. Ce dernier le fait publier dans des revues belges. A 21 ans, il tente sa chance à Paris et publie dans la revue « L’Enclos » mais revient à Cérilly, où désœuvré, il ne peut concilier ses origines et ses aspirations littéraires. Entré à l’administration du Département de la Seine à 22 ans, il abandonne la poésie pour la fiction et se lie avec un nouveau voisin de Cérilly : le jeune Jean Giraudoux. En 1897, il publie à compte d’auteur « Quatre Histoires de pauvre amour » puis « La Bonne Madeleine et la Pauvre Marie ». Il se rapproche d’André Gide et publie en 1900 « La Mère et l’Enfant » qui connaît un vrai succès d’estime. En 1901, « Bubu de Montparnasse », inspiré par son aventure avec une jeune prostituée qu’il veut sortir du trottoir, est très bien reçu par la critique et le public. En 1902, il publie « Le Père Perdrix », 29 chroniques dans l’hebdomadaire satirique « Le Canard Sauvage » en 1903 et rate le premier Prix Goncourt. Après la publication en 1904 de « La Vie d’un Simple » de son voisin Emile Guillaumin qu’il rencontre en vacances, il rate à nouveau le Prix Goncourt pour son roman impressionniste « Marie Donadieu ». Il écrit « Croquignole » en 1906, roman parisien sur les bureaux administratifs et l’amitié qui rate encore le Goncourt ! L’année suivante, à la mort de son père, il commence un livre sur lui : « Charles Blanchard » qu’il ne terminera jamais. Il publie dans le tout premier numéro de la « Nouvelle Revue Française » (nrf) ce qui fait de lui un de ses pères fondateurs. D’une santé chancelante, une fièvre se transforme en typhoïde puis en méningite qui l’emporte le 21 décembre 1909 à Paris. Enterré dans l’ancien cimetière de Cérilly, un superbe buste de Bourdelle veille sa tombe.
 
Grâce au dévouement d’André Gide, de nombreux volumes posthumes sont publiés et permettent ainsi au public de découvrir son œuvre originale et moderne. Celle-ci dépeint avec tendresse la vie des pauvres gens que sont les artisans, paysans et employés. De ce fait, Charles-Louis Philippe peut à juste titre être considéré comme l’initiateur de la littérature « populiste ».
 
Depuis 1937, Eugène Fasquelle, Gaston Gallimard, André Gide, Emile Guillaumin, Henry Poulaille et tant d’autres figurent sur le tableau des bienfaiteurs de son musée.
 
Georges Brassens écrivait de lui : « J’aime bien Charles-Louis Philippe. J’ai à peu près tous ses livres (…) qui sont de petits chefs-d’œuvre. Dommage qu’il n’ait pu écrire davantage… ».
 
 
Musée Charles-Louis Philippe ouvert du 1er mai au 31 octobre, de 15h à 18 heures (Samedi, dimanches et jours fériés toute l’année sur rendez-vous auprès de la mairie).
Tarifs : 2.50 euros (adulte), 1.50 euro (tarif réduit).
 
Prévoyez de la monnaie ou un chéquier car on trouve ses ouvrages à la vente, même certains titres épuisés !
 
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