Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Corso, chasseur de livres
  • Corso, chasseur de livres
  • : Les œuvres, livres, textes, films, lieux, oubliés, méconnus, remarquables ou rares.
  • Contact

© Textes et Images

Les  textes, articles et images de ce blog ne sont pas libres de droits.  Si vous désirez les utiliser ou les reproduire, merci de prendre contact avec moi.

Recherche

 

"Le petit Poucet les laissait crier, sachant bien par où il reviendrait à la maison, car en marchant il avait laissé tomber le long du chemin les petits cailloux blancs qu'il avait dans ses poches." Charles Perrault

Archives

22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 23:30
 kipling2.jpg
C’est un des plus beaux poèmes qu’il m’ait été donné de lire ou d’entendre déclamé. Le réciter, l’ânonner d’un ton scolaire lui enlèverait toute sa puissance.

Rudyard Kipling (1865-1936) a déjà écrit « Le Livre de la jungle » et déjà reçu le Prix Nobel de littérature lorsqu’il publie ce poème en 1910.
 
Tout au long des 32 vers qui le composent, Rudyard s’adresse à son fils, John, sans jamais le nommer, utilisant seulement le « tu ». De l’utilisation de la deuxième personne du singulier naît la proximité et l’universalité. A travers sa plume, c’est la voix de chaque père s’adressant à son fils que l’on entend.
 
Ce poème, que n’aurait pas renié Gandhi, est une véritable profession de foi d’un adulte à un enfant. Tout en préservant l’innocence de l’enfance, il appelle à l’autonomie, la maturité en n’oubliant jamais que la droiture, la connaissance de soi et des autres doivent guider son chemin.
 
La version de la présente édition (bilingue) est de Jules Castier mais ce poème connut plusieurs traductions que l’on peut lire en suivant ce lien :
 
 
Personnellement, je préfère celle d’André Maurois datant de 1918 et que l’on attribue souvent par erreur à Paul Eluard. C’est la version de Maurois qu’a choisie Bernard Lavilliers pour l’interpréter en 1988 dans son album « If ».
 
L’édition Mille et une nuits est complétée par les lettres de Kipling, secrétaire d’Etat à la Guerre de 1914 à 1916, et de son fils envoyé sur le front français. Porté disparu en 1915, son corps ne sera jamais retrouvé. Tragédie de sa vie, Kipling écrira plus tard dans « La Prière commune » :
 
« S’ils veulent savoir pourquoi nous avons péri
Dites-leur : c’est parce que nos pères ont menti. »
 
 
 
Ce livre est encore édité aux éditions Mille et une nuits au prix de 2,5 euros.
Si vous ne le trouvez pas, commandez-le (sans frais supplémentaires) auprès de votre libraire (ISBN : 2-84205-322-X) qui vous fera aussi bénéficier de la Loi Lang sur le prix unique du livre (5% de remise immédiate en caisse ou sur carte de fidélité).

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Sév 23/06/2007 17:25

Ah oué.

Serge 23/06/2007 07:17

C'est aussi ma traduction favorite, (celle de Maurois)...
Je ne suis pas bilingue, mais je pressens que ce n'est pas la plus littérale... mais c'est la plus belle.