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"Le petit Poucet les laissait crier, sachant bien par où il reviendrait à la maison, car en marchant il avait laissé tomber le long du chemin les petits cailloux blancs qu'il avait dans ses poches." Charles Perrault

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23 août 2007 4 23 /08 /août /2007 06:06
 
 
A une époque où le « respect de la nature », l’ « écologie », le « bio » et le « développement durable » sont presque devenus des termes marketing incitant à la vente de tout ce que vous voudrez (alors que l’écologie devrait être un but et non un moyen), à l’heure où les enfants des citadins découvrent pour la première fois de leur vie des animaux au Salon de l’Agriculture de Paris, ce livre de Michel Ragon est celui de la fin d’un monde, celui des paysans modernes.
 
A travers le destin de Grégoire et d’Antoine, deux frères, fils de paysan, qui décident de rester à la campagne mais dans deux voies différentes, il nous décrit d’une manière implacable, très bien documentée mais jamais ennuyeuse, comment la technique a remplacé l’homme.
 
Avec la mécanisation des années 50, la terre française s’est dépeuplée et, perdant son influence sociale et électorale, le paysan d’aujourd’hui est tombé sous un nouveau servage : celui des banques, des bureaucrates européens mais aussi celui des diktats des grands trusts alimentaires.
 
Remembrement rural, engrais chimiques, bœufs aux hormones, fièvre aphteuse, vache folle, culture hors-sol, élevage intensif, batteries d’élevage, quotas laitiers, jachères, pénalités, agios, crédit agricole, vous comprendrez avec tristesse comment on en est arrivé à produire toujours plus pour gagner toujours moins.
 
A quand un grand roman qui parle, lui aussi, de la condition des marins-pêcheurs ?
 
 
 
Ce livre est édité aux éditions Le Livre de Poche au prix de 3,50 euros
Si vous ne le trouvez pas, commandez-le (sans frais supplémentaires) auprès de votre libraire (ISBN 9782253143659) qui vous fera aussi bénéficier de la Loi Lang sur le prix unique du livre (5% de remise immédiate en caisse ou sur carte de fidélité).
 
 
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21 août 2007 2 21 /08 /août /2007 16:55

Les générations se suivent mais ne se ressemblent pas.
 
Mon arrière grand-père maternel, Alfred, était mécanicien automobile et savait piloter un avion, un de ces coucous des années 20. A plus de 70 ans, il conduisait encore sa 2 CV orange.
 
 
 
Dans la famille, il y avait aussi mon grand-oncle, Marius Mora, qui a fait toute sa carrière chez Berliet en tant que chauffeur-démonstrateur. C’est lui qui a eu l’honneur de piloter les 4 modèles du T100, le plus grand camion du monde.
 
 
 
Mieux vaut me confier une feuille qu’une voiture. Il y a moins de risques que je la froisse…

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Published by Corso - dans Généalogie
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18 août 2007 6 18 /08 /août /2007 22:19

stephlib-3.jpg

Commencée en septembre 2005, cette vitrine miniature au format 1/12e est entièrement réalisée avec du carton, du papier, de la colle, de la pâte à modeler (pour le bitume du trottoir sous la neige) et du verre taillé.

La devanture est celle d'une librairie ou d'une bouquinerie imaginaire, d'un beau vert anglais, en période de Noël.

Remarquez le chien (electronique) derrière la porte. Il bouge les oreilles, les pattes, aboie, pleure si on l'oublie et finit par s'endormir en ronflant.

La porte s'ouvre réellement, sur l'antre du libraire ou du bouquiniste:

stephlib-2.jpg

A droite, sur le bureau, la caisse enregistreuse à l'ancienne, le téléphone, la lampe de bureau (qui s'allume). Dessous, un coffre avec des journaux. Sur les étagères, derrière, le courrier déjà timbré!

stephlib-4.jpg

"
La nuit je mens
je prends des trains
à travers la plaine
la nuit je mens
je m'en lave les mains
" chante Alain Bashung

et moi je ferme la porte du magasin pour aller lire et dormir...

stephlib-1.jpg

Cette maquette est due au talent et à la patience (envers moi) de Stéphanie que certains d'entre vous connaissent déjà (la seule personne capable de s'engager en camping-car dans les rues étroites et escarpées de Thiers!). Une version 2 de cette maquette est en cours de réalisation : chouette! elle va me laisser lire pendant ce temps!




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Published by Corso - dans Images
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14 août 2007 2 14 /08 /août /2007 18:53
 
Créé en 1907 par l’officier britannique Baden-Powell, le scoutisme fête cette année ses 100 ans. Respectant les principes de l’exigence, du rêve, de l’effort physique et du sens des responsabilités, les scouts (« éclaireurs » en anglais) sont 140 000 en France.
 
Véritable méthode d’éducation, le scoutisme pourrait paraître désuet à notre époque, avec ses uniformes, ses totems, ses promesses, ses B.A. (Bonnes Actions) et son identité catholique, pourtant il n’en est rien. Je dirais même que le scoutisme est on ne peut plus actuel. La nature est en effet au cœur de la vie quotidienne des scouts qui doivent composer avec les contraintes naturelles. Audrey Tautou, Jean-Jacques Goldman et même Jean-Louis Borloo, Jacques Chirac (Totem « Bison égocentrique ») et Lionel Jospin (Totem « Langue agile ») furent scouts !
 
Dès 1937, la littérature pour la jeunesse s’est inspirée de ce mouvement avec la célèbre collection « Signe de Piste » où fut publié « Le Prince Eric » de Serge Dalens immortalisé sous le crayon de Pierre Joubert.
 
La (re)lecture de la BD « La Patrouille des Castors » publiée le 25 novembre 1954 dans les pages de Spirou, par Mitacq et Jean-Michel Charlier (scénariste de Tanguy & Laverdure, Buck Danny, Blueberry, Barbe Rouge), est un vrai régal !
Poulain, Tapir, Mouche, Chat et Faucon nous entraînent dans des aventures palpitantes que n’auraient pas reniées le Club des Cinq d’Enid Blyton (créé en 1942 en Angleterre) ou les Six Compagnons de Paul-Jacques Bonzon (créés en 1961 en France).
Mystères, enquêtes policières aux titres énigmatiques (« Le Hameau Englouti », « L’Autobus Hanté », « Le Traître Sans Visage »), espionnage, exotisme et humour sont au rendez-vous pour le plus grand plaisir des amateurs de BD franco-belges de l’école dite de « Marcinelle ».
 
Chacun de ces 14 volumes de la collection « Tout Mitacq » regroupe plusieurs aventures, accompagnées de rédactionnels, dessins, photos et récits complets rares ou inédits.
 
 
Ce livre est édité aux éditions Dupuis au prix de 16 euros
Si vous ne le trouvez pas, commandez-le (sans frais supplémentaires) auprès de votre libraire qui vous fera aussi bénéficier de la Loi Lang sur le prix unique du livre (5% de remise immédiate en caisse ou sur carte de fidélité).
 
 
 
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9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 06:06
 
Le 4 novembre 1924, Guillaume Seznec est condamné aux travaux forcés à perpétuité pour un crime sans cadavre, sans arme et sans aveux. Après 24 ans de bagne en Guyane, il est gracié par le général de Gaulle et rentre en France. Il est le parrain de son petit-fils Denis qui, après sa mort, pendant plus de 30 ans, continuera le combat désormais historique de toute une famille pour la vérité au sein de l’association France Justice.
 
Le 14 décembre 2006, la « Justice avait rendez-vous avec l’Histoire » mais n’a pas déchargé la mémoire de Guillaume Seznec en le réhabilitant.
 
Cet imposant pavé de 700 pages constitue un témoignage bouleversant sur ce que fut la vie de Guillaume Seznec et celle de ses descendants. C’est aussi une remarquable et passionnante contre-enquête qu’il faut avoir lue pour comprendre le sens des mots « combat » et « justice ».
 
 
Ce livre est édité aux éditions Robert Laffont au prix de 24 euros
Si vous ne le trouvez pas, commandez-le (sans frais supplémentaires) auprès de votre libraire (ISBN 978-2-221-10704-1) qui vous fera aussi bénéficier de la Loi Lang sur le prix unique du livre (5% de remise immédiate en caisse ou sur carte de fidélité).
 
 
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7 août 2007 2 07 /08 /août /2007 17:27
 
Publié en 1948 chez Gautier Languereau, éditeur de Bécassine, ce code moderne du savoir-vivre décline en 400 pages les règles de bienséance dans la vie de tous les jours (la matinée, l’après-midi, la soirée, la correspondance), la vie des grands jours (la première enfance, la seconde enfance et la jeunesse, le mariage, la maladie et la mort, les jours de fêtes, les relations avec les membres du clergé, les relations avec les personnages officiels) et la vie au grand air (le voyage, les villégiatures, les sports).
 
On y trouve même un passage relatif à la dédicace d’un livre :
 
« Où met-on la dédicace d’un livre ? – Ni sur la couverture extérieure, ni sur la page intérieure qui reproduit les mêmes indications : auteur, titre, éditeur. Mais sur le feuillet blanc qui porte seulement le titre du livre et se trouve entre ces deux feuillets très encombrés. On écrit la dédicace en haut de la page. »

 
 
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Published by Corso - dans Curiosités
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1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 20:44
"Quand j'ai un peu d'argent, je m'achète des livres et s'il m'en reste, j'achète de la nourriture et des vêtements".
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30 juillet 2007 1 30 /07 /juillet /2007 06:06
 Cesbron.jpg
« La banlieue se meurt, la banlieue est morte sous nos yeux. On ne parle plus guère d’elle qu’à la rubrique des faits divers ou dans les bilans des promoteurs (…) Des sentinelles de béton encercleront quelques « réserves » naturelles, les forêts de Compiègne, de Chantilly, de Fontainebleau, lesquelles serviront de dimanche mais aussi de décharge aux gens de la ville. Nos petits-enfants diront si j’ai tort » écrivait Gilbert Cesbron dans le texte liminaire de « La ville couronnée d’épines » en 1974.
 
Né le 13 janvier 1913 à Paris et décédé en août 1979, cet ancien élève de l’Ecole des Sciences Politiques a été l’écrivain le plus lu de sa génération, à l’instar de Guy des Cars ou de Bernard Clavel dont il était l’ami.
 
Poète, romancier, essayiste, auteur dramatique, ses romans sociaux se sont toujours attaqués à l’actualité : les prêtres ouvriers (Les saints vont en enfer, 1952), la jeunesse délinquante (Chiens perdus sans collier, 1954), l’euthanasie (Il est plus tard que tu ne le penses, 1958), la violence (Entre chiens et loups, 1962), la place de la femme dans la société (Une abeille contre la vitre, 1964), les enfants de divorcés (C’est Mozart qu’on assassine, 1966) ou encore la place des Africains dans la société française (Je suis mal dans ta peau, 1969).
 
Adapté plusieurs fois au cinéma, il était aussi devenu très célèbre avec sa pièce de théâtre « Il est minuit, docteur Schweitzer ».
 
Dans ce recueil de 15 nouvelles, Gilbert Cesbron s’attache à nous dépeindre avec tendresse des instants de la vie parfois douloureuse de ces banlieusards de toutes générations : Gérard prisonnier de son petit univers d’asphalte et de flippers qui, sur sa moto, se saoule de vitesse, Hervé le petit garçon de Fremigny qui fugue sur le chantier de l’autoroute en construction, la veuve Denis patronne de l’Escargot-d’Or, Maurice R. qui se trompe de gare de descente dans le brouillard et revit l'aventure du Grand Meaulnes ou encore les amoureux de l’hôpital de Garches.
 
« Adieu donc, enfants de mon cœur ! » concluait Gilbert Cesbron à la fin de ses romans, quittant à regret ses personnages. « Adieu donc, Gilbert Cesbron de mon cœur ! », ai-je envie de dire en hommage. Un jour viendra où tous tes livres seront enfin réédités en intégrale. Ce jour-là, les petits-enfants de tes premiers lecteurs découvriront comme tu savais sonder l’âme humaine et comme tu avais raison.
 
 
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29 juillet 2007 7 29 /07 /juillet /2007 06:06

L’été, c’est la traditionnelle saison des cahiers de vacances pour tous les enfants, « marronnier » des journalistes. Dans n’importe quel bled de France, ils révisent le Bescherelle et repoussent à plus tard les sempiternelles listes de « livres à lire pour la rentrée scolaire ». L’été passé, les sujets tombent comme les feuilles mortes, les gamins se ramassent à la pelle et les libraires s’arrachent les tifs devant la floraison précoce de titres O.G.M. (Ouvrages Gravement Modifiés).
 
En 2004, les éditions Mots Et Cie de Jean-Loup Chiflet ont publié « Antigone de la nouille (le retour) », une seconde mouture bouturée de « Antigone de la nouille » paru trois ans plus tôt, florilège de perles d’inculture récoltées en librairie. Toutes sont authentiques, naturelles, bio et sans conservateurs ! 
 
La Sphère d’autocar (pour Le Sceptre d’Ottokar, Hergé)
 
Liliane est au lycée (pour l’Iliade et l’Odyssée, Homère)
 
Les Fourberies d’escarpin (pour Les Fourberies de Scapin, Molière)
 
Thérèse Ramequin (pour Thérèse Raquin, Zola)
 
Je cherche les Annales de Dubac.
 
 
Antigone.jpg
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28 juillet 2007 6 28 /07 /juillet /2007 06:06
Les 14 et 15 juillet 2007 se tenait à Saint-Vaast-La-Hougue (Manche) le 6e festival (gratuit) du livre de mer et d’aventure.
 
L’année des commémorations du tricentenaire de la mort de Vauban et de la perspective d’une inscription au patrimoine mondial des vestiges de La Hougue et de l’Île de Tatihou, cette manifestation ne pouvait que se tenir au Fort de La Hougue, site de la Marine Nationale, exceptionnellement ouvert au public.
 
C'est dans ce port, très fréquenté par les estivants, que Paul-Jacques Bonzon a situé l’intrigue des "Six Compagnons et la bouteille à la mer ".

 
En empruntant la digue, il fallait moins d’un quart d’heure à pied pour atteindre le Fort. Dans son enceinte, sous des tentes blanches, une cinquantaine d’auteurs étaient présents pour dédicacer leurs ouvrages. On pouvait y rencontrer, entre autres, Arnaud d’Aunay (descendant direct de Vauban et peintre-écrivain), Chantal Desbordes (premier officier féminin de la Marine Nationale Contre-Amiral en 2002), Jean-Marie France (chef-mécanicien durant 33 ans sur la Calypso du Commandant Cousteau), Yves Jacob (auteur d’une biographie de Mandrin, épuisée), Guillaume de Monfreid (petit-fils d’Henry de Monfreid) et Jocelyne de Pass (collaboratrice du Commandant Cousteau pendant vingt ans, auteur d’une autobiographie romancée de la Calypso).
 
Malgré la chaleur qui commençait à se faire lourde sous les tentes, l’ambiance était très détendue et l’on pouvait facilement consulter les livres et discuter avec leurs auteurs. Un bureau postal interarmées avait été ouvert par la Marine pour délivrer uniquement pendant ces 2 jours un timbre à date illustré spécifique au festival et à la commémoration des inspections de Vauban en Cotentin. L’événement est plutôt rare pour le signaler aux philatélistes.
 
A la fin du week-end, le festival avait dépassé les 3000 visiteurs.
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Published by Corso - dans Lieux
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